La République démocratique du Congo (RDC) compte plus de 100 millions d'habitants dont une grande majorité vit sous le seuil de pauvreté. Comme dans plusieurs pays d'Afrique centrale la population dépend fortement des ressources forestières pour sa subsistance ce qui entraîne la dégradation des sols la fragmentation des habitats et la déforestation. Ces pressions anthropiques ont un impact négatif sur la biodiversité et la sécurité alimentaire. Dans ce contexte cette recherche porte sur l'accès à la nourriture la fragilité alimentaire et leur impact sur la conservation de la biodiversité dans les villages situés autour de la réserve de biosphère de Yangambi dans la province de la Tshopo. L'objectif principal était d'évaluer l'accessibilité et la fragilité alimentaires des populations riveraines. Les résultats montrent que l'agriculture est l'activité principale suivie du petit commerce. La majorité des chefs de ménage a au moins deux sources de revenus souvent issues des produits forestiers non ligneux (PFNL) d'origine végétale et animale. La majorité des aliments est issue de la production locale mais l'insécurité alimentaire est influencée par la faiblesse des revenus.