Anthropocène vs Capitalocène montre le paradoxe de la transition énergétique dans les pays du Sud en s'interrogeant sur les destinataires de l'avenir durable promis. Dans une perspective critique et décoloniale les auteurs montrent comment les mégaprojets d'énergie renouvelable sous le couvert d'un discours vert perpétuent des formes de colonialisme énergétique de dépossession territoriale et d'injustice environnementale. Sous-analysant la réalité mozambicaine le livre parcourt les provinces de Cabo Delgado Tete Niassa et Zambézia donnant la parole aux communautés rurales aux populations indigènes et aux femmes affectées par un développement inégal. Plus qu'une analyse ce livre est un geste de résistance intellectuelle qui dénonce la violence lente et le faux universalisme du savoir dominant. Proposant une transition socio-écologique juste fondée sur la souveraineté énergétique la démocratie participative la justice environnementale et les savoirs communautaires il est un appel à l'action pour construire un avenir véritablement populaire et émancipé.