Dialogues de vaincus

About The Book

<p><strong>Cousteau – </strong>Tu ne vas pas me dire que tu as des regrets !</p><p><strong>Rebatet – </strong>Non ! Je ne regrette rien. Je me dis simplement ceci : j’ai eu raison de vitupérer les fuyards les taupes bourgeoises tous ceux qui se sont tapis chez eux à l’heure des coups durs je suis satisfait de ne pas être de leur espèce. Mais sur un plan supérieur j’ai dit « non » à la société à l’âge de vingt ans. L’idéal de la fermeté de la virilité même n’aurait-ce pas été de résister mordicus aux poussées de fureur d’enthousiasme de dégoût qui ont fait de nous les partisans d’une foi politique ?</p><p><strong>Cousteau – </strong>Pour cela il aurait vraiment fallu être un surhomme.<strong> </strong>Il n’y a pas de justice. Et cette absence n’est pas limitée à notre cas. Il n’y a jamais de justice. Il n’y en a jamais eu. Il n’y en aura jamais. Du moins sur cette terre. Et comme nous n’avons pas l’infantilisme de donner dans les fables nazaréennes qui relèguent la justice dans l’au-delà autant se faire une raison. Le Droit et la Justice sont des constructions métaphysiques. Pour peu qu’on décortique un peu le système on retrouve toujours la vieille loi de la jungle c’est-à-dire le droit du plus fort. Ça c’est solide. La société organisée élimine ses ennemis. Les possédants défendent leur bifteck. Le gang régnant anéantit les individus ou les groupes qui l’inquiètent.</p>
Piracy-free
Piracy-free
Assured Quality
Assured Quality
Secure Transactions
Secure Transactions
Delivery Options
Please enter pincode to check delivery time.
*COD & Shipping Charges may apply on certain items.
Review final details at checkout.
downArrow

Details


LOOKING TO PLACE A BULK ORDER?CLICK HERE