Une pile de lettres dormait depuis plus d'un demi-siècle dans une boîte à chaussures cachée dans un placard. Je les ai lues j'ai souri j'ai pleuré je me suis questionnée. Avais-je le droit? Et puis je les ai vus tous vivants beaux et je me suis dit que j'allais leur rendre la parole et que cela allait être un merveilleux voyage. J'ai écrit ce livre avec une petite fille perchée sur mon épaule et cette petite fille avait un père. J'ai espéré que sa trop courte existence se poursuive dans mes mots et que ces mots soufflés au vent comme les graines de pissenlit de nos vacances s'en aillent habiter dans la tête de quelques lecteurs bienveillants. (la suite de De guerre(s) lasse)