Jusqu'à ce que mort s'ensuive - car ne sommes-nous pas condamnés à la vie précisément jusqu'à ce que mort s'ensuive ? - est un hymne à la vie et aux êtres vivants qui tout remplis d'elle doivent pourtant se préparer à la perdre. Les récits variés autant par leur rythme que par leur facture conduisent insensiblement le lecteur de la Vie vers la Mort. La Vie et son pétillement des insectes aux animaux et à l'homme. L'homme en devenir l'enfant doté de toute sa candeur et son ingénuité puis l'homme dans la plénitude de ses sentiments.La Mort et son cortège funèbre s'attardant un moment à cette frontière magique où la vie peut encore grâce à l'amour triompher d'elle. Et au-delà la mort définitive individuelle puis universelle en une apocalypse annonciatrice d'une nouvelle naissance.Sans appel la sentence du titre s'adoucit néanmoins en même temps qu'elle se précise. Au point de paraître finalement légère. Car la mort est bien le passage obligé vers cette autre réalité dont on soulève ici un coin du voile.