D'une manière générale la zone grise ou ce que l'on appelle le no man's land où l'on ne sait rien ou peu de choses sur la fonction (de l'objet) peinture ou même sur la nature d'être une peinture les observations permettent de considérer que ce no man's land est une terre de passage - lorsqu'il y a des méthodologies opératoires ou procédurales qui indiquent mais ne disent pas encore comme c'est l'exemple majeur de Nadir ; ou que ce no man's land est une terre de fixation et d'occupation - lorsqu'il existe des méthodologies d'une certaine hybridité et où préparation et résultat support et discipline sont réconciliés dans un même support à savoir l'exemple majeur de Queiroz. Dans le premier cas le geste et le dessin se limitent à des actions singulières d'organisation et de préparation ; dans le second le geste et le dessin englobent des actions générales et plurielles d'expression et de résultat. Ainsi peindre avant de peindre au-delà de l'incertain de l'implicite et de l'impensé c'est peindre au degré zéro.