Suite aux violences répétées contre les missions diplomatiques le Cameroun comme la plupart des États du reste du monde est contraint d'adopter des mesures sécuritaires pour parer à l'éventualité d'une menace. Un pareil contexte en appelle à l'établissement d'une sécurisation des missions diplomatiques. Ce qui a conduit à s'interroger sur le schéma de fabrique qui régit la sécurisation des missions diplomatiques. Mieux encore comment sécurise-t-on les missions diplomatiques ? De cette question cardinale dérive deux questions subsidiaires à savoir : comment la sécurisation des missions diplomatiques est-elle planifiée ? Et comment la sécurisation des missions diplomatiques est-elle opérationnalisée ? Consécutivement à la collecte des données enrichies par les approches réaliste transnationaliste et stratégique cette architecture de questionnement aboutit à une démonstration binaire : d'une part une sécurisation planifiée à travers une configuration d'acteurs intervenant dans le processus et à un ajustement de moyens ; d'autre part une sécurisation opérationnalisée révélatrice des réalités stratégique et dynamique.