Dans L'Église et la République Anatole France examine les relations complexes entre l'Église catholique et l'État français en particulier à travers le prisme du Concordat de 1801. Ce texte publié en 1904 un an avant la loi de séparation des Églises et de l'État critique l'influence excessive de l'Église sur la politique française. France soutient que le Concordat a subordonné l'État à une puissance étrangère compromettant ainsi la souveraineté nationale et la démocratie. L'auteur décrit comment l'Église a soutenu divers mouvements réactionnaires tels que les royalistes les boulangistes et les anti-dreyfusards pour maintenir son influence. Il plaide pour une séparation claire entre l'Église et l'État qu'il considère comme essentielle pour garantir la liberté religieuse et l'avenir démocratique de la France. À travers une analyse détaillée des événements politiques de la Troisième République France met en lumière les tensions entre les gouvernements successifs et l'Église évolution sous les ministères Waldeck-Rousseau et Combes. Il conclut que la séparation est non seulement nécessaire mais inévitable pour assurer une société juste et équitable.