<p> Sur l'événement capital qui a donné à la Gaule un nouveau modelé dont les contours n'ont même pas été effacés par la Révolution française nous aimerions posséder une infor-mation au moins égale à celle que nous fournissent les Commentaires de César et les rensei-gnements épars dans les historiens latins et grecs sur la Gaule. Quelle n'est pas la désillusion de l'historien lui tente de tracer un tableau même sommaire de ces temps qui précédèrent et suivirent l'affaiblissement puis la disparition de la partie occidentale de l'Empire ro-main ! Notre information se réduit à l'Histoire ecclésiastique des Francs de Grégoire de Tours. Le père de l'histoire de France n'est pas un contemporain. Né en 538 ou 539 il n'a pas commencé à écrire avant 576 un siècle après la fin de l'Empire d'Occident. Qui plus est son information est indigente. Ce qu'il sait des Francs du IVe siècle il l'emprunte à une Histoire d'un certain Sulpicius Alexander qui a disparu. Elle ne semble pas avoir dépassé l'année 395 et les quelques pages reproduites par Grégoire ne donnent pas une haute idée de cette production. Un autre inconnu Renatus Profuturus Frigeridus un Goth d'origine (comme le montre son dernier nom qui est le gothique Frigaireths) lui a fourni quelques renseignements sur les rapports des Francs avec les usurpateurs qui s'installèrent en Gaule au début du Ve siècle après la grande invasion du 31 décembre 406...</p>