L'une des premières grammaires arabes a été publiée au 13ème siècle sous le titre de al-Alfia (traité didactique de mille vers) par Ibn Malek (600-673 A.H. / 1203-1274 A.D.). Depuis ces temps-là la grammaire arabe n'a nullement changé. En 1636 Thomas Erpenius a publié son œuvre définitive Grammatica Arabica en Latin à Leiden. Plusieurs grammaires arabes ont été publiées par la suite dans différentes langues. Contrairement aux grammaires des autres langues qui ont continué d'évoluer la grammaire arabe est restée inchangée. Il existe déjà un certain nombre de manuels de grammaire arabe. Pourquoi alors publier encore une autre ? Dès sa jeunesse l'auteur a étudié la grammaire arabe principalement dans le traité al-Alfia. C'est lorsqu'il a commencé à enseigner l'Arabe aux Nations Unies à Genève à des non arabophones et dans un cadre multiculturel qu'il devait apprendre une nouvelle méthode d'enseignement. Il a donc commencé à suivre la méthodologie européenne et à en utiliser la terminologie. Les grammaires arabes en différentes langues étaient utiles. Cependant il a rencontré beaucoup de difficultés à les appliquer dans ses cours car elles étaient destinées aux enseignants et non pas aux étudiants. Il devait réadapter cette méthodologie pour répondre à ses propres besoins. Sans rien ajouter de nouveau à la grammaire arabe il offre une présentation et une approche nouvelles afin de la rendre plus abordable et plus accessible. Il s'agit d'une grammaire faite pour les élèves et en quelque sorte par les élèves en raison de toutes les questions qu'ils ont soulevées. Il fallait trouver des réponses et des explications rencontrées nulle part ailleurs. Les exemples utilisés par les grammairiens anciens et repris par les modernes étaient souvent d'un caractère violent. Tous les exemples dans ce volume sont plus pacifiques plus joviaux et plus pratiques.