Cet ouvrage examine la nature la genèse et la perpétuation du mythe du premier grand débat en relations internationales. Il passe d'abord en revue la conception populaire de ce mythe ainsi que le révisionnisme historiographique récent qui met en évidence son inexactitude. Il analyse ensuite la fonction du mythe en termes contemporains et historiques. Enfin une évaluation de l'impact négatif de la perpétuation du mythe sur la discipline est proposée. Cet ouvrage soutient que seules des recherches futures visant à comprendre pleinement les lieux de formation de l'identité disciplinaire et un engagement disciplinaire plus large en faveur d'une historiographie améliorée permettront d'éradiquer le mythe de la conscience disciplinaire et d'en inverser les effets négatifs.