<p>J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; morte. Les m&eacute;decins m&rsquo;ont ramen&eacute;e &agrave; la vie mais pour Raymond Larose mon p&egrave;re je n&rsquo;ai toujours &eacute;t&eacute; qu&rsquo;une morte vivante. L&rsquo;essentiel lui &eacute;chappe : il refuse de voir qu&rsquo;il en va de la beaut&eacute; comme des bavoirs que tout ce qui vole n&rsquo;a pas deux ailes et que le r&eacute;el s&rsquo;appr&ecirc;te comme la dinde.<br /><br />Corinne est une fillette lourdement handicap&eacute;e. Elle ne peut ni bouger &mdash; ou si peu &mdash; ni parler. &Agrave; travers ses yeux n&eacute;anmoins tr&egrave;s lucides nous sommes t&eacute;moins de ses petites victoires mais aussi des exigences des soucis et des d&eacute;chirures que son &eacute;tat finit par entra&icirc;ner dans sa famille. Son d&eacute;sir le plus cher :&nbsp; vivre malgr&eacute; les diff&eacute;rences&hellip;</p>